include("/compteur/counter.php"); ?>
echo $gcc_hits; ?>
Visiteurs
Merci
et revenez souvent surfer dans nos terroirs et chez nos vignerons
français
echo $gcc_hits; ?>
Visiteurs
Merci
et revenez souvent surfer dans nos terroirs et chez nos vignerons
français
GUIDE
des TERROIRS REGIONAUX
LES
GRANDES REGIONS VINICOLES

PRESENTATION
DE LA REGION BOURGOGNE
Beaujolais
Le Beaujolais fait en réalité partie de la Bourgogne viticole.
Limité au Nord par le vignoble du Mâconnais, au Sud par les Monts du Lyonnais, à l'Est par la vallée de la Saône, à l'Ouest par les premiers contreforts du Massif Central, le Pays Beaujolais s'étend sur près de 1.750 Km². Le Mont Saint-Rigaud (1.009 m) en est le point culminant.
La variété de sa production, et sa quantité, ajoutées à son formidable succès au niveau mondial, dû pour beaucoup au Beaujolais nouveau, font que le Beaujolais peut être considéré comme une région viticole à part entière.
Géographiquement, il s'étend du nord de Lyon au sud de Macon, soit
toute la partie Nord du département du Rhône (69), et une petite partie
du sud de la Saône-et-Loire (71).La quasi totalité des beaujolais sont des vins rouges.Ils sont tous issus d'un unique cépage:
le Gamay.Les Appellations du Beaujolais
La variété de sa production, et sa quantité, ajoutées à son formidable succès au niveau mondial, dû pour beaucoup au Beaujolais nouveau, font que le Beaujolais peut être considéré comme une région viticole à part entière.
Géographiquement, il s'étend du nord de Lyon au sud de Macon, soit toute la partie Nord du département du Rhône (69), et une petite partie du sud de la Saône-et-Loire (71).
Le Pays Beaujolais se présente comme un toit à double pente, d'un côté vers la Loire, de l'autre, vers la Saône.
De nombreux cours d'eau créent des reliefs de vallées (Ardières, Reins, jusqu'à l'Azergues qui coupe le Pays Beaujolais en deux parties bien distinctes).La montagne occupe la partie Ouest du Pays Beaujolais. C'est une région à découvrir où les plus belles forêts de sapins du Rhône côtoient des forêts de châtaigniers et de chênes.
Cette région est le royaume des randonnées pédestres, équestres et VTT.LE VIGNOBLE
De part et d'autre du parallèle qui marque 46°6' nord, le vignoble beaujolais s'étend sur quelques cinquante-cinq km, du sud au nord, du Val d'Azergues - à une dizaine de km des Portes de Lyon - aux vignes du mâconnais. Limité à l'ouest par les monts du Beaujolais, derniers contreforts du Massif Central, il descend, à l'est, en direction de la Saône dont la plaine constitue sa limite. D'ouest en est sa largeur varie de 12 à 15 km.
C'est un vignoble de coteaux. Aucun cep des appellations beaujolaises n'est cultivé en plaine, pas plus que dans les fonds herbeux des vallées. Pour autant ce n'est pas un montagnard non plus, on ne trouve pas de vigne au-dessus de 450 m.
Lorsqu'on parcourt le Beaujolais viticole, on est frappé par la continuité de cette monoculture, Les parcelles de vignes se succèdent sans discontinuer, couvrant le relief d'un manteau dont la couleur change avec les saisons.
2 - CLIMAT DU BEAUJOLAIS
De par sa situation dans l'Hexagone, le Beaujolais est soumis alternativement aux trois grandes influences climatiques de la France.
Le climat y est tempéré (11°C en moyenne annuelle), quoiqu'on puisse noter des écarts importants de températures entre l'été et l'hiver (il n'est pas rare de relever plusieurs jours consécutifs des températures très basses avoisinant de -8 à -10°en hiver et élevées, 30°et plus en plein été. Records absolus : -21°8 C, le 24/01/1963, +38°4 C, le 22/07/1983).
Il est généralement dominé par l'influence océanique, marqué en période estivale (du 15 juin au 15 août) par l'influence méditerranéenne, et subit parfois pendant l'hiver des assauts très continentaux, par vent de nord-est froid et sec. Les gelées printanières ne sont pas rares et provoquent parfois des désastres.
Deux facteurs liés à son environnement immédiat, nuancent ces tendances générales et sont plus ou moins sensibles sur les différentes zones du vignoble.
La présence de la chaîne montagneuse du Haut Beaujolais, à laquelle les coteaux couverts de vignes s'adossent à l'est et au nord et qui, culminant aux alentours de 1.000 mètres, joue un rôle protecteur par rapport aux influences qui les assaillent.A noter " l'effet de fœhn ", signalé par Jacques Kessler dans son ouvrage " la météo de la France ". Cet effet très particulier, lié à la présence, à l'ouest, de cette chaîne continue de monts, consiste en l'assèchement des vents d'ouest dominants lorsqu'ils montent les versants occidentaux et en leur réchauffement lorsqu'ils redescendent vers l'est ; ce qui donne souvent des étés chauds et secs.
La Saône, large rivière citée par Jules César, joue, avec modération, le rôle régulateur généralement dévolu aux étendues d'eau, dans le sens où elle atténue les grands écarts de températures.
Sur l'ensemble de l'année, la pluviométrie est moyenne sur le beaujolais viticole (741 mm).De longues périodes sèches sont observées en été, et particulièrement ces dernières années, elles sont favorables à la qualité du vin. Malheureusement, il arrive que des orages de grêle dévastent certains secteurs et il n'est pas rare qu'ils se répètent plusieurs fois au cours de l'été.
L'exposition des coteaux beaujolais essentiellement orientés à l'est et au sud, leur permet de profiter d'un excellent ensoleillement et, du printemps à l'automne, d'une belle luminosité.
Des microclimats propres à certains sites en fonction de l'influence de divers facteurs : topographie, altitude, hydrographie, nature des terrains... ont un rôle dans la typicité des différentes appellations.
3 - TOPOLOGIE
Le Beaujolais viticole s'adosse aux monts du Beaujolais dont les lignes de crêtes atteignent 700 à 1.000 m (point culminant le Mont Saint Rigaud 1.009 m), elles sont globalement orientées nord-est/sud-ouest. Lovés au creux de ces montagnes tutélaires, les coteaux et collines beaujolais moins élevés,descendent par paliers successifs encroupes arrondies en direction de la vallée de la Saône. Paysage vallonné et serein, que ponctuent ici et là les clochers des villages, et les parcs arborés des nombreux châteaux.
Nés dans les monts beaujolais, de nombreux petits cours d'eau, affluents de la Saône, rivières et ruisseaux drainent le vignoble. Creusant ses collines d'ouest en est ou de nord-ouest en sud-est, ils lui donnent de nombreuses ouvertures sur la vallée. L'eau est présente un peu partout en Beaujolais, ce qui explique la dispersion de l'habitat, chacun pouvant s'établir à portée d'un point d'eau et tout près de ses vignes.
GEOLOGIE
Le sous-sol du Beaujolais est constitué par le socle hercynien de l'extrême est du Massif Central, formé de roches acides et de schistes d'origine volcanique ou sédimentaire, souvent métamorphisés au cours des nombreux plissements qui affectèrent cette zone.
Sur ce socle, l'altération a réduit une partie superficielle des roches cristallines en arènes qui masquent le sous-sol profond et empâtent les reliefs, tandis qu'en haut des coteaux, le rocher affleure.Sur l'ensemble du vignoble, les sols diffèrent selon qu'ils proviennent de la décomposition des roches cristallines et métamorphiques du primaire (celles-là même qui composent le sous-sol), ou de sédiments alluvionnaires et de cailloutis laissés là au cours des aires tertiaire et quaternaire, à moins que ce ne soient les argiles et calcaires sédimentaires déposés par la mer au cours du secondaire.
Ces différents types de sols sont assez bien délimités : au sud on trouve les terrains argilo-calcaires moyennement profonds à peu profonds, qui alternent avec des terrains gréseux ; au nord de Villefranche, sur la partie haute des coteaux, les terrains sont cristallins (granites ou schistes), peu profonds légers et acides, tandis qu'en bas des pentes on trouve des terrains caillouteux sur fonds argileux non calcaires.
L'altération des schistes cristallins libère de nombreux éléments minéraux tels que le fer ou le manganèse qui "marquent" certains terroirs.4 - LES 3 ZONES DE LA REGION DU BEAUJOLAIS
Si la réputation touristique et gastronomique du Beaujolais n'est plus à faire, ses richesses naturelles sont en revanche la plupart du temps ignorées. C'est à tort et par méconnaissance car les naturalistes ont depuis longtemps mis en évidence des sites et des espèces remarquables.
On peut diviser le Pays Beaujolais en trois zones d'intérêt écologique, la Vallée et la Plaine de Saône, le Beaujolais Viticole, le Haut-Beaujolais et les Monts de Tarare.
1. La Vallée et la Plaine de Saône
Les prairies inondables, les forêts riveraines et les haies bocagères du Val de Saône représentent un important patrimoine écologique et paysager. Le drainage, le retournement des prairies pour les céréales et l'extraction de granulats sont les principales raisons de disparition de ces milieux humides. Cependant, la violette élevée, espèce protégée au niveau national mais également d'autres epèces remarquables sujettes à protection régionale comme le butome en ombelle ou la fritillaire pintade peuvent encore être admirées. Pour la faune, c'est un des derniers sites du département où se reproduit le courlis cendré, le vanneau huppé et l' œdicnème criard. Des actions de protection et de gestion du milieu sont actuellement en cours dans le cadre des Espaces Naturels Sensibles du Conseil Général du Rhône.
2. Le Beaujolais viticole
Il peut se diviser en Beaujolais sur sol calcaire (c'est le Pays des "Pierres Dorées" à vocation viticole ou non) et en Beaujolais sur sol granitique.
Qu'il soit sur sol calcaire ou granitique, il ne présente guère d'intérêt naturaliste. C'est une monoculture dont les pratiques modernes ont appauvri la richesse floristique et faunistique.
Toutefois, des milieux naturels persistent, essentiellement au niveau des fonds de vallée où s'étendent des prairies parfois entourées de haies et où coule une rivière (à truites) bordée d'une ripisylve malheureusement modeste.De belles demeures et fermes ont conservé des parcs d'agrément de grandes tailles qui peuvent encore héberger quelques espèces animales intéressantes, oiseaux et petits mammifères.
Le Beaujolais calcaire est remarquable pour sa géologie. Les anciens, en exploitant la pierre pour en extraire du matériau de construction, ont créé des carrières aujourd'hui abandonnées. Outre l'intérêt historique, elles fournissent des gîtes pour les chauves-souris dans d'innombrables fissures de la roche. C'est tout particulièrement le cas des carrières de Glay à Saint-Germain-sur-l'Arbresle où l'on rencontre une dizaine d'espèces comme la barbastelle, le murin de Bechstein, la noctule, etc... Le sentier géologique et le jardin botanique des Pierres Folles entre Châtillon et Saint-Jean-des-Vignes représentent un autre site intéressant.
Sur le sol poussent des plantes calcicoles telles que les orchidées. Quelques crêtes calcaires, notamment le crêt de Remont entre Saule d'Oingt et Theizé, présentent un intérêt historique avec les "cabornes" (cabane de berger identique aux bories du midi) mais également un patrimoine naturaliste avec une faune d'insectes (papillon, mante, ascalaphe...) et d'oiseaux (bruant, linotte, pie grièche) qui apprècient cette végétation de lande ouverte.
3. Le Haut-Beaujolais et les Monts de Tarare
C'est la partie située au-dessus des 4 à 500 mètres et généralement au-dessus des vignobles. Ces derniers reliefs du Massif Central se trouvent au nord et à l'ouest du département. La ligne de crête de ces massifs est par ailleurs la limite des eaux entre l'Atlantique et la Méditerrannée. L'Ardières, l'Azergues et leurs affluents viendront grossir le Rhône tandis que le Sornin, le Rhins et leurs affluents se jetteront dans la Loire.
Dans ces massifs granitiques, des extractions de minéraux et de roches ont également eu lieu ces derniers siècles. Dans les galeries ainsi creusées pour l'exploitation se logent en période d'hivernage des chauve-souris, trouvant là des lieux calmes et tempérés, aptes à leur sommeil de près de cinq mois. Dans les eaux de ruissellement, vivent un faune cavernicole, ce sont les niphargus, petits crustacés incolores ressemblant à des crevettes.
Ce qui intéresse les naturalistes ce ne sont pas les forêts de sapins Douglas, mais les dernières landes sommitales herbeuses ainsi que les versants encore boisés de plusieurs espèces de feuillus (charme, hêtre, chêne, merisier, châtaignier, mélèze, sapin blanc, pin sylvestre). Ils constituent des milieux encore riches où de nombreuses espèces y trouvent nourriture et abri.
Pour les landes et tout particulièrement celles de la Croix de Saburin à la Croix Rosier, (classées par Arrêté Préfectoral de Protection de Biotope) notons la présence du genêt saggité et de l'orchis sureau pour la flore, des alouettes, des busards de l'accenteur mouchet pour les oiseaux et enfin de la rare musaraigne bicolore pour les petits mammifères. Ces landes ont malheureusement été réduite en surface, grignotées par les plantations monospécifiques des résineux.
Celles qui restent commencent à être envahies par les buissons du fait de l'absence de pâturage.
Les forêts de feuillus, comme certaines zones du Mont Saint-Rigaud, point culminant du département du Rhône, accueillent des espèces remarquables comme le bec croisés des sapins, le pic noir, le grimpereau des bois, le bouvreuil pivoine et la rarissime chouette de Tengmalm.
Nous ne pouvons citer toutes les espèces animales et végétales présentes dans le Pays Beaujolais, mais il faut savoir que celui-ci possède une richesse naturelle certaine qui est une chance pour les années à venir, et un plus en terme de qualité de cadre de vie.
[ Sous Menu ] [ Plan du Site ] [ Haut de Page ]
L'abus d'alccol est dangereux pour la santé. A consommer avec modération
Copyright ® Vignobles et Etiquettes 2003
Reproduction interdite sauf autorisation
Auteur Jean-Gérard Gosselin
| |