GUIDE DES TERROIRS REGIONAUX

LES GRANDES REGIONS VINICOLES

Deux mille ans d'histoire partagée ont fait de Bordeaux la capitale mondiale du vin. Gâtés par une géologie et un climat favorable mais soumis aux aléas de l'histoire et de la nature, les Bordelais ont, à chaque époque, su saisir la chance qui allait les guider sur le chemin de la réussite : politique, économique, commerciale ou technologique. De Burdilaga à Bordeaux, chaque Bordelais a, à sa façon, écrit une page de cette aventure exceptionnelle : depuis le poète Ausone jusqu'aux grands financiers d'aujourd'hui en passant par les seigneurs, les abbés, les négociants, les armateurs, les chimistes, les biologistes, les jurats de la ville et les hommes de l'art vitivinicole. Modèle de qualité exporté dans le monde entier, le vin de Bordeaux reste à jamais lié à l'histoire de sa ville.

HISTORIQUE DE LA REGION BORDEAUX

1er siècle : Les premiers vignobles de Bordeaux

Au premier siècle de notre ère, une nouvelle vigne est découverte, résistante aux hivers rigoureux et les riches Bituriges décident de planter leur propre vignoble à l'aide d'un nouveau cépage, le biturica.C'est l'ancêtre des cépages Cabernet.

12ème siècle : L'Angleterre et la naissance d'un grand vignoble commercial

En 1152, Aliénor, Duchesse d'Aquitaine, épouse Henri Plantagenet, futur roi d'Angleterre. Dès lors, naissent des échanges commerciaux très importants : les Anglais exportent des aliments, textiles et métaux, et importent des vins de Bordeaux. Ils le nomment Claret en raison de sa couleur claire.

17ème siècle : Le rôle des Hollandais

Au 17ème siècle, une nouvelle ère commerciale avec l'apparition de nouveaux clients : les Hollandais, les Hanséates et les Bretons. Les Hollandais inaugurent des habitudes commerciales différentes, car ils achètent beaucoup de vin, qu'ils distillent dans leurs entrepôts. Les Bordelais se mettent alors à fournir, en plus des traditionnels Clarets, des vins blancs secs et doux destinés à la distillation.

18ème siècle : Les îles d'Amérique

Au XVIIIème siècle, le vignoble bordelais connaît une extraordinaire prospérité jusqu'à la révolution grâce aux Iles d'Amérique assurant la croissance des exportations viticoles bordelaises.Au 18ème siècle, les Iles d'Amérique (St-Domingue et les petites Antilles assurent la croissance des exportations viticoles bordelaises.

19ème siècle : Crises et prospérité

Au milieu du 19ème siècle, une terrible maladie frappe le vignoble : l'oïdium. En 1857, on découvre que des procédés de soufrage peuvent enrayer la maladie. Une fois conjuré le péril de l'oïdium, le vignoble girondin entre dans une ère de prospérité dont témoigne le fameux classement de 1855, recensant une partie des crus de la Gironde (Médoc, Sauternes, Haut-Brion dans les Graves).

La Révolution industrielle et le développement d'un esprit libre échangiste parmi les négociants et les producteurs contribuent largement à la prospérité de Bordeaux. Elle connaît son apogée entre 1865 et 1887 avec une hausse de la production et une augmentation des exportations vers l'Allemagne, la Scandinavie, la Belgique, les Pays-Bas et l'Angleterre.

20ème siècle : Le temps de la réglementation

Fin 19ème et début 20ème, le vignoble connaît une nouvelle crise, celle des fraudes et de la baisse des prix. Pour s'en prémunir, les Girondins participent à l'élaboration d'une législation nationale (1911) sur l'origine des vins, elle délimite des aires d'appellation. Cette délimitation aboutira, en 1936, à la création de l'INAO (Institut National de Appellations d'Origine) et aux AOC régies par des "décrets de contrôle" qui précisent des conditions de production précises : aire géographique, cépages, rendement, degré, méthode de culture et de vinification. Les AOC représentent 97% de la production bordelaise.

De nouveaux classements seront créés pour les Graves, puis pour St-Emilion à partir de 1955. Après les terribles gelées de 1956, le vignoble retrouvera peu à peu son dynamisme aidé notamment par l'accroissement de la demande dans le monde entier.

Bordeaux capitale mondiale du vin Le gel de 1956 et les grandes chaleurs de 1959 et 1961 marquent un tournant dans l'histoire des vins de Bordeaux. Tandis que le premier permet le rajeunissement et la restructuration de l'encépagement au profit du merlot, les secondes font prendre conscience de la nécessaire maîtrise des techniques de vinification. C'est la raison pour laquelle le vin de Bordeaux s'est autant transformé entre 1960 et aujourd'hui qu'au cours des 10 siècles précédents. Affirmant sa vocation qualitative, il est devenu un produit de haute technicité. Les oenologues, inconnus avant la guerre, ont pris les commandes de cette évolution. Techniciens et hédonistes du vin, ils ont joué un rôle déterminant dans la création du bordeaux rouge moderne, vin d'assemblages savamment orchestrés, comme dans la révolution des bordeaux blancs des années 80.

LES GRANDS NOMS DU VIN

Montesquieu (1689 - 1755).
De sa région, le Montesquieu disait "l'air, les raisins, les vins des bords de Garonne et l'humeur des gascons sont d'excellents antidotes contre la mélancolie". Abandonnant le Parlement le philosophe-vigneron se retira au coeur de ses terres, dans les Graves. A La Brède et Martillac, il se plaisait à améliorer les cépages et la qualité de ses vins qu'il expédiait à Paris et vers le vaste empire britannique.

Thomas Jefferson
Fin connaisseur de vin de Bordeaux, le 3e Président des États-Unis (1801-1809) Thomas Jefferson, qui avait été ambassadeur en France à la fin du 18e siècle, vouait un véritable culte pour le château d'Yquem, et particulièrement pour son millésime 1784 dont il commanda de nombreuses bouteilles tout au long de sa vie.

Le docteur Guyot
Si la légende raconte que Saint Martin inventa la taille de la vigne en remarquant que les règes (rangs) dont les rameaux avaient été sectionnés par les chèvres en pâture, portaient davantage de grappes et que leurs raisins étaient plus beaux, c'est au docteur Jules Guyot, agronome, que Bordeaux doit ses savoir faire en la matière de taille. Développée dans les années 1860, la taille Guyot (simple ou double) est une taille longue qui nécessite un palissage complet de la vigne. La plus grande partie du vignoble bordelais est ainsi conduite.

Alexis Millardet
Professeur de botanique à la faculté des sciences de Bordeaux, Alexis Millardet et son collègue chimiste Ulysse Gayon mirent au point la fameuse bouillie bordelaise 3 kg de sulfate de cuivre et 1 kg de chaux vive dans 1 litre d'eau protégeant définitivement la vigne des attaques du mildiou.

Émile Peynaud
Père de l'œnologie moderne, Émile Peynaud soutint sa thèse en 1946 avant de rejoindre le professeur Jean Ribereau-Gayon à la Faculté d'œnologie de Bordeaux. Ses principes, simples, font toujours autorités : les raisins doivent parvenir au chai en bon état sanitaire et avoir atteint une bonne maturité phénolique il faut extraire les tannins avec le maximum de souplesse les températures doivent être contrôlées au cours de la fermentation et le temps de macération doit être adéquat l'élevage doit préserver le fruit du vin, afin que les vins puissent être consommés dès leur jeunesse.

Baron Philippe de Rothschild
Agé de 20 ans quand il prit les rênes de Château Mouton en 1922, le baron Philippe de Rothschild a bouleversé le monde bordelais par ses nombreuses audaces comme la mise en bouteille au château, la notion de deuxième vin puis de vin de marque, et les étiquettes artistiques. En 1973, le classement de Mouton Rothschild en Premier Grand Cru Classé couronne le combat d'une vie.

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