LES METIERS DU VIN


Vendange et travail à la hotte

LES TRADITIONNELS et LES NOUVEAUX

La personnalité d'un vin est le fruit de savoir-faire multiples. À chaque étape de sa construction, de la sélection des grains dans la vigne jusqu'au choix d'une bouteille en accompagnement d'un plat, des professionnels font bénéficier les différentes cuvées de toute leur expertise. Du vigneron, qui va produire la matière première du vin, jusqu'au sommelier, qui dispensera ses conseils avisés aux consommateurs, voici une galerie de portraits des métiers qui font de chaque bouteille l'accomplissement d'un processus collectif.

LE CAVISTE

Le caviste est ici un ouvrier indispensable au bon fonctionnement du chai.Qu’il soit sous les ordres du maître de chai ou qu’il cumule les deux casquettes dans les domaines plus modestes, mieux vaut être rigoureux et méticuleux. Titulaire d’un CAP agricole métiers de l’agriculture, l’ouvrier caviste doit avoir assez de force pour pouvoir manipuler des tonneaux pesant plusieurs centaines de kilos à travers la cave. Quelques semaines avant le début des vendanges, il s’attèle à la préparation du chai. Des tonneaux aux cuves de fermentation, rien ne lui échappe. Il nettoie les caves pour éviter la prolifération des bactéries qui pourraient contaminer le vin et lui donner un goût désagréable à la dégustation. Il est également chargé de la maintenance des outils situés dans le chai, comme les pompes et les pressoirs.
Lorsque les raisins arrivent au chai, l’ouvrier caviste les place dans les cuves et surveille la macération puis chaque étape de la vinification. Il s’assure notamment que tous les sucres soient bien transformés en alcool lors de la fermentation. Ses missions les plus physiques ne sont pas terminées : c’est lui qui soutire les vins fermentés, avant de les filtrer et de les mettre en tonneau ou en bouteille.Le maître de chai et l’œnologue peuvent lui proposer de participer aux assemblages ; il en profite alors pour aiguiser son palais et se forger de solides connaissances en dégustation. Une fois l’élevage entamé, l’ouvrier caviste est régulièrement amené à transporter et à agencer les futs dans la cave, le tout dans une atmosphère humide inhérente aux lieux.

LE COURTIER

Peu connu du grand public, c’est un métier aussi vieux que la viticulture. Reconnu légalement par une ordonnance royale XIVe siècle, le courtier en vin met en relation producteurs et négociants.Professionnel de terrain, il connait parfaitement sa zone d’action, de la spécificité des appellations aux tendances du marché en passant par les vignerons eux-mêmes, ce qui lui permet de répondre aux demandes des négociants avec précision. Le courtier en vins est chargé de négocier les prix et de conclure les transactions en toute impartialité : seule compte la qualité de la récolte. Il est considéré comme une personne de confiance, tant par les producteurs que par les négociants, dans la mesure où il ne touche ni commission, ni mandat de leur part.
Pour maintenir ce climat de confiance et endiguer l’apparition d’escrocs, la Fédération nationale des courtiers en vins et spiritueux de France (FNSCVSF) a d’ailleurs mis en place une certification officielle, sanctionnée par un stage chez un courtier et un examen qui permet d’évaluer les connaissances en œnologie et en droit commercial des candidats. Neutre, le courtier en vins rassure les vignerons sur le sérieux des négociants, et les négociants sur la qualité de la production des viticulteurs, surtout lorsqu’il s’agit de petites exploitations.La FNSCVSF estime qu’il existe 400 courtiers en vins et spiritueux en France, qui seraient à l’origine de 60% des échanges sur le marché du vrac. Elle distingue parmi eux une cinquantaine de professionnels baptisés courtiers piqueurs de vin. Ces experts goûtent les vins sans débonder les futs pour s’assurer de leur qualité.

LE MAITRE DE CHAI

Le maître de chai est le responsable de la cave. C'est lui qui supervise l'ensemble des opérations qui conduisent à l'élaboration du vin : réception des vendanges, élevage, vieillissement… Maître de la dégustation, il prend également en charge des missions telles que le respect des normes sanitaires ou la déclaration des récoltes. C'est également lui qui assure la gestion des stocks et définit, en collaboration avec l'œnologue, la période de mise sur le marché des vins dont il a la charge

LE NEGOCIANT

Le négociant en vin est un acteur du commerce viticole. À mi-chemin entre le vigneron et le distributeur, il assemble des vins issus de producteurs différents et les commercialise sous des marques communes. Ce travail de sélection et d'assemblage lui permet, d'une part, d'accéder à des volumes de production importants et, d'autre part, de concevoir des vins de caractère emblématiques de leurs terroirs. Cette stratégie permet également de donner vie à des marques très homogènes, année après année, et adaptées à des marchés spécifiques, notamment à l'export.

L'OENOLOGUE

Diplômé d’un master reconnu par l’État, auquel on peut accéder après un Bac+3 en biologie, agronomie ou chimie, ce professionnel peut exercer son métier dans un domaine, mais aussi dans une coopérative, auprès des syndicats de l’interprofession ou encore dans des laboratoires spécialisés, à moins qu’il ne préfère mettre ses compétences au service de l’enseignement et de la recherche.

Lorsqu’il choisit de se consacrer au terrain, il n’est pas rare qu’il propose ses services à plusieurs domaines à la fois : on parle alors d’œnologue consultant. Freelance ou salarié, le travail reste le même. Le scientifiqueintervient dès le printemps dans les vignes, en sélectionnant soigneusement les cépages avec le chef de culture. Il a également son mot à dire sur les produits phytosanitaires utilisés, ainsi que sur la date desvendanges. Une fois les raisins rentrés dans le chai et vinifiés, il s’attèle aux assemblages. C’est lui qui détermine la proportion de chaque cépage après avoir fait plusieurs dégustations.Son palais hyper entrainé lui permet de détecter les moindres défauts. Il s’en sert pour repérer les cuvées les plus prometteuses : il en fait alors les vins de garde de la maison. Il répète cet exercice tout au long du vieillissement, pour s’assurer que la qualité reste constante.

LE PEPINIERISTE VITICOLE

C'est à la crise du phylloxéra, qui a ravagé le vignoble français au XIXe siècle, que l'on doit l'apparition des premiers pépiniéristes viticoles afin de généraliser la production de plants sains. Ces viticulteurs, spécialistes de la greffe et de la multiplication des bois de vigne, réalisent des plants d'une qualité irréprochable à destination d'autres professionnels de la viticulture.

LE SOMMELIER

Fin connaisseur des vins, il conseille le plus souvent les clients d'un restaurant, mais peut également exercer auprès de négociants ou de coopératives. Il conçoit et fait évoluer sa cave et élabore des accords mets-vins adaptés aux attentes des consommateurs.

LE TONNELIER

Héritier d'une tradition plurimillénaire, le tonnelier est un artisan passé maître dans la conception et la réalisation de fûts en bois (généralement du chêne) cerclés de fer : les tonneaux. Il sélectionne les bois, en assure le vieillissement et le façonnage pour donner naissance à des contenants dont la durée de vie peut atteindre plusieurs décennies. De son savoir-faire dépendra la qualité du tonneau et sa capacité à faire vieillir dans les meilleures conditions le vin ou l'alcool qui y sera conservé

LE VIGNERON

Le vigneron est un agriculteur passionné doublé d'un artisan avisé, impliqué dans le vignoble comme au chai. C'est lui qui conçoit ses vins, depuis la sélection des cépages jusqu'à la mise en bouteille. Présent dans les vignes tout au long de l'année, de la taille en hiver jusqu'aux vendanges à la fin de l'été, il participe ensuite à l'élaboration du vin en supervisant les différentes étapes de la vinification. En collaboration avec l'œnologue, il maîtrise chaque étape et décide des éventuels assemblages nécessaires à l'expression aromatique recherchée.

L'IMPRIMEUR D'ETIQUETTES

Certains métiers sont plus connus que d'autres, et certains ont même disparu, balayés par la société moderne. Toutefois, il en existe qui traversent les années sans problème. C'est le cas de celui d'imprimeur d'étiquettes de vins. Même s'il a évolué grâce aux nouvelles techniques d'impression, il reste toujours d'actualité.Un métier principalement connu des professionnels du vin, celui d'imprimeur d'étiquettes de vin. Cette profession requiert un certain savoir-faire, une connaissance de la communication visuelle et de nombreuses techniques que nous allons découvrir.
Un travail difficile, mais passionnant:
Il faut insister sur le fait que le consommateur achète souvent l'étiquette avant de boire le contenu. Le texte sera donc sérieux, attractif et il devra répondre à toutes les questions de l'acheteur éventuel. Par exemple, le cépage et la région de production doivent être mentionnés sur l'étiquette, sous peine de tromper le client potentiel. Concernant l'impression en elle-même, le graphisme doit être impeccable pour emporter l'adhésion de l'amateur de vin. Un texte trop pâle (ou peu lisible) ne convaincra personne.
Des connaissances techniques demandées Le métier de fabricant d'étiquettes de vin nécessite une excellente connaissance des techniques d'impression pratiquées en France et en Europe. Le travail réalisé doit être de qualité, afin de convaincre le consommateur d'acquérir le produit. Le choix du papier, de l'encre et de la police de caractère doivent être mûrement réfléchi. Par conséquent, un équipement offset moderne est indispensable pour mener à bien cette mission, ainsi que plusieurs années de pratiques dans ce domaine. Différents travaux sont proposés L'imprimeur d'étiquettes de vin pourra vous proposer : - des modèles classiques (procédé traditionnel qui reste privilégié par de nombreux vignerons, non désireux d'adopter des techniques plus modernes), - des étiquettes adhésives (en planche ou en rouleau, cet article facilite le collage et évite ainsi tout décollement), - d'autres modèles originaux comme par exemple : l'impression en gaufrage, qui permet de réaliser d'excellents graphismes en relief ou encore la dorure à chaud qui permet de somptueux motifs dorés

LES NOUVEAUX METIERS DU VIN

C'est une filière dite "traditionnelle". Mais, en réalité, elle s'est considérablement modernisée ces dernières années. Avec à la clé des postes à pourvoir pour les jeunes générations, dans le numérique, mais pas seulement.a montée en puissance des vins de Bordeaux à l'export, en particulier en Chine, a fait naître de nouveaux métiers : blogueur, community manager… pour dynamiser la commercialisation. Ainsi, Millesima, aujourd'hui leader dans la vente directe aux particuliers de grands vins de France et d'ailleurs utilisent abondamment Facebook, Twitter, et propose même des reportages vidéo de quatre minutes sur YouTube.
Un foisonnement de services numériques liées au vin Parallèlement, de nombreuses applications numériques liées au vin ont émergé. Par exemple, pour lutter contre la contrefaçon, Qual'ID a développé un système de traçabilité unique et breveté pour les grands vins, qui fonctionne avec la technologie NFC (Near Field Communication). Ou encore, de la société Vinoreco qui est capable de choisir le meilleur vin en fonction de vos envies, de vos mets du soir, dans un rayon de supermarché de 600 vins en 30 secondes. L'application a séduit Carrefour et Leclerc.
Mais, un modèle économique encore à construire Régulièrement, des start-up se créent. A Vinexpo, le cluster régional Inno'Vin, qui rassemble 115 adhérents, représentant plus de 2 300 emplois et 460 millions d'euros de chiffre d'affaires, a présenté sept pépites issues de son collectif Wine Startups. Parmi elles, Progusto, 1er assistant au monde à la dégustation pour les professionnels, Wine Tour Booking, premier outil de gestion de visites dans le vignoble... "Ceci étant, malgré des succès d'audience, le monde du numérique appliqué au vin doit encore trouver son modèle économique, car les gens ne sont pas prêts à payer pour avoir de l'information", analyse Gilles Brianceau, directeur du cluster régional Inno'Vin, qui rassemble 115 adhérents, représentant plus de 2 300 emplois et 460 millions d'euros de chiffre d'affaires.
La viticulture de précision crée de l'emploi Sur le plan technique, une révolution est également en marche. A partir de l'année prochaine, les drones vont se multiplier dans les vignes. Ce qui va amener des recrutements de personnes capables d'analyser les données produites par les drones. "Ce sont de précieux outils pour surveiller l'état de santé de la vigne, son état de maturation, limiter les intrants…", met en avant Gilles Brianceau. C'est tout l'objet du projet Vitidrone, porté par Inno'vin et la société Vitivista. Par ailleurs, les exigences du consommateur en termes de traçabilité et d'impact environnemental, ont fait naître de nouveaux métiers, porteurs pour de jeunes diplômés : ingénieur qualité ou développement durable... L'oenotourisme, en plein essor, devrait aussi générer de nombreux emplois dans les prochaines années. Le poids du secteur dans l'économie restera très important. N'oublions pas qu'aujourd'hui, la filière, fait vivre pas moins de 60 000 personnes en Gironde. (Réfénces sur http://www.sudouest.fr)

 

[ Retour Acceuil ] [ Plan du Site ] [ Haut de Page ]

Visiteurs
A ce jour,16446 Producteurs font confiance à ce site avec une présentation de 14701 vins de référence
L'abus d'alccol est dangereux pour la santé. A consommer toujours avec modération
Vignobles et Etiquettes France Tous droits réservés.® Copyright 2002-2018 Concepteur et Directeur du site : Jean-Gérard Gosselin
Site non commercial - Pas de vente de vins sur ce site mais seulement des conseils